Jusqu'au 30 juin vous pourrez décourvrir les oeuvres de Charlotte Georgin, artiste plasticienne, portraitiste.

Après plusieurs expositions et prix nationaux et internationaux, toulousaine depuis 2016 elle présente sa première collection de "Portraits de famille" (fusains et gouaches dur toile et papier) la même année. Inspirés de vielles photographies ces pièces noires et blanches invitent à la méditation. La pièce maîtresse de l'exposition trouve acquéreur dès le vernissage.

Elle revient en 2018 avec une série de cyanotypes, à la croisée des chemin entre peinture et photographie. Sa thématique de prédilection, l'érosion du temps, et cette aura particulière des visages du passé qu'elle sait admirablement retranscrire, trouvent un écho, par un jeu de juxtaposition, avec des prises de vue personnelles d'un voyage dans le désert d'Atacama. Comme un hommage au réalisateur chilien de "Nostalgie de la lumière", Patricio Guzman, elle génère ce tertium quid, cette inquiétude, cette suspension qui sont d'ordinaire le propre du cinéma.

"Je développe un travail plastique où j’explore au moyen de diverses techniques le pouvoir de réminiscence des images. La photographie est au cœur de ma démarche, elle est ma matière première. A l’origine de mon travail, il y a une pratique de la collection. Des photographies trouvées, chinées, collectées, des prise de vue réalisées par mes soins, archivées. Souvent des portraits, mais aussi des paysages, des natures mortes. Je retravaille ces images en mettant en œuvre différents processus d’effacement et d’altération afin de questionner le sujet de la mémoire, intime et collective. Mon travail consiste en une réappropriation de ces images que mon geste transforme, que mon regard confronte et remet en scène comme pour tisser des histoires."

"Une photo est toujours invisible, ce n'est pas elle qu'on voit" Roland Barthes, La chambre Claire
"Dire que le présent porte la marque de multiples passés, c'est dire avant tout l'indestructibilité d'une empreinte, du ou des temps sur les formes même de nos vies actuelles" Georges Didi­Huberman, L'image survivante, histoire de l'art et temps des fantômes selon Aby Warburg

Bref, rendez-vous dans le hall expo...

Séances

du Mercredi 12/06 au 18/06
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • L
  • M
du Mercredi 19/06 au 25/06

Séance spéciale : Frangments de rêves + réalisatrice

Mardi 18 juin à 20h30, Projection du documentaire FRAGMENTS DE REVES en présence de la réalisatrice Bahïa Bencheikh-El-Fegoun et du spécialiste et critique...

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