Du 14 au 20 septembre, la 9ème édition du Festival FIFIGROT propose des films en avant-première, rares ou inédits, pépites d’esprit grolandais, décalées et barrées à souhait, satires sociales ou à l’humour déjanté, présidé cette année par la Grande Prêtresse Blanche Gardin !

Voici les séances qui se dérouleront à l'ABC :

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Lundi 14/09 à 21h15 – Vendredi 18/09 à 14h :

HITCHCOCK À UZÈS

De Andreas Landeck
(France, 2019, 1h30)

La disparition du choucas dans le ciel d’Uzes est-elle le signe de l’évolution du monde rural ? Cette question sert de fil rouge à ce documentaire foutraque, construit comme un polar, montrant la transformation de ce coin d’Occitanie en lieu de passage touristique et en maison de retraite pour vieux friqués de toute l’Europe. Évolution revendiquée avec une langue de bois impayable par les élus de la ville. Un film drôle et touchant.

 

Mardi 15/09 à 17h30 – Samedi 19/09 à 18h :

LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000

de Narciso Ibáñez Serrador
avec Lewis Fiander, Prunella Ransome, Antonio Iranzo, Luis Ciges
(Espagne, 1976, 1h52, VOST, version originale restaurée)
Prix de la critique à Avoriaz (1977)

Interdit aux moins de 16 ans

Un couple de touristes anglais, Tom et Evelyn, débarque sur la petite île d’Almanzora pour fuir la foule. Evelyn, enceinte, a besoin de repos. Mais le village a été déserté. Il ne reste que des enfants au comportement étrange. Sont-ils pour quelque chose dans la disparition des adultes? Sur le thème classique des enfants maléfiques et sociopathes, Serrador propose un survival transgressif, plus politique et philosophique que l’on pourrait croire. Un cadre ensoleillé, une ambiance menaçante et un film-choc d’une grande férocité. Prix de la critique à Avoriaz en 1977, le film a été rarement vu dans son intégralité en salles. Et si dans le monde d’après, les gueules d’ange se vengeaient de leurs géniteurs?

du 15/09 au 30/09 :

EXPOSITION : ISABEL PESSOA

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Mardi 15/09 à 19h45 – Vendredi 18/09 à 21h45 :

POUR L’ÉTERNITÉ - Avant-première - COMPETE

de Roy Andersson
avec Martin Serner, Jessica Louthander, Tatiana Delaunay, Anders Hellström, Jan Eje Ferling.
(Suède/Allemagne/Norvège, 2019, 1h16, VOST)

Lion d’Argent Mostra de Venise 2019

Le grand retour du cinéaste suédois après Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence (2014) ne pouvait pas passer à côté du Fifigrot. En apparence, le style n’a pas changé : des vignettes tragi-comiques se succèdent en plans séquences dans des décors entièrement construits en studio. Mais les attaques contre le capitalisme et une société aliénante se tournent ici vers une poésie onirique et un conte narré, élégiaque et indéniablement mystique. Le maître de l’humour noir mêle épisodes à priori banals et reconstitutions historiques pour dépeindre une armée d’âmes solitaires et de vaincus en proie à la cruauté et l’absurdité du monde. De la jeune femme dingue de champagne au prêtre en crise existentielle, Andersson joue du contraste – notamment entre jeunesse et vieillesse – pour nous offrir une vision plus grande de l’humanité, sa finitude, sa vanité et ses obsessions grotesques qui l’empêchent de voir la beauté du vivant. Derrière l’humour désabusé se cache une grande tendresse. Sûrement le plus mystérieux de tous ses films, primé par le Lion d’Argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise 2019.

Mercredi 16/09 à 17h45 – Samedi 19/09 à 21h30 :

LES CHANTS DE L’OUBLI - Avant-première - COMPETE

d’Estephan Wagner et Marianne Hougen-Moraga
(Danemark, 2020, 1h34, VOST, documentaire)

Nichée au pied de la Cordillère des Andes, la Villa Baviera (anciennement Colonie Dignité) a tout d’une communauté idyllique. Mais derrière les costumes folkloriques et les sourires se cachent un lourd passé. Fondée en 1961 par un ancien tortionnaire nazi, cette jolie utopie sectaire a abrité de terribles exactions : chambres de tortures, abus sexuels sur les enfants, charniers, collaboration avec le régime de Pinochet, le tout sous couvert de quête de pureté. Aujourd’hui, les 120 résidents déploient tout un tas de stratégies pour faire face au traumatisme. Victimes et bourreaux se côtoient et s’intervertissent, et chacun s’arrange avec la vérité, alors que les vieux chantent encore le « Deutschland über alles » avec de la nostalgie dans les yeux. Le déni finit par virer à un absurde digne d’Ulrich Seidl. 18 mois d’immersion pour creuser sous la surface. En résulte un des documentaires les plus forts que nous ayons vus depuis longtemps.

Mercredi 16/09 à 21h30 – Vendredi 18/09 à 17h30 :

LA PIÈCE RAPPORTÉE - Avant-première - COMPETE

séance du vendredi 18/09 à 17h30 en présence du réalisateur Antonin Peretjatko 

d’Antonin Peretjatko
avec Anaïs Demoustier, Philippe Katerine, Josiane Balasko, William Lebghil
(France, 2020, 1h26)

Paul Château Têtard tombe amoureux d’une jeune guichetière du métro, Ava. Leur mariage n’est pas du tout du goût de la belle-mère Château Têtard, surnommée la Reine Mère. Elle finit par s’en accommoder puisque Paul, à 48 ans, n’a pas d’enfant. Un héritier serait pourtant bienvenu. Mais une guerre fait bientôt rage entre Ava et la Reine Mère car celle-ci est persuadée qu’Ava trompe son fils et lui colle un détective aux talons. Antonin Peretjatko (La fille du 14 juillet, La loi de la jungle) signe une nouvelle comédie, tendance slapstick cette fois, avec une intrigue digne d’un vaudeville et portée par une mise en scène tout à fait inventive, des dialogues d’anthologie et des comédiens truculents.

Mercredi 16/09 à 14h - Vendredi 18/09 à 19h15 :

COMPETE GROSCOURT 1

Durée : 1h50

L’UNION FAIT LA FORCE
d’Emmanuel Matte et Céline Fuhrer (France, 2019, 32’17)

Philippe et Catherine Berteille sont leur propre idéal, puissants en politique, virtuoses en séduction. Dans leur ambition électorale, ils sont prêts à tout renverser… pour que rien ne bouge.

TOOMAS BENEATH THE VALLEY OF THE WILD WOLVES
de Chintis LUNDGREN (Estonia, Croatia, France, 2019, 18’)

Toomas, un employé de bureau modèle, doit subvenir aux besoins de sa famille après avoir perdu son emploi. Il doit maintenant cacher à sa femme qu’il s’est reconverti en plombier-gigolo.

CLEAN WITH ME (after dark)
de Gabrielle Stemmer (France, 2018, 21’23)

Sur YouTube, des centaines de femmes se filment en train de faire le ménage chez elles.

RAOUT PACHA
d’Aurélie Reinhorn (France, 2019, 28’27)

Varec, être instable condamné à des travaux d’intérêt général, rencontre le fantasque Clint qu’il initie aux joies du travail forcé. Non loin de là, Jo se débat parmi les musiques d’attentes téléphoniques de l’administration française. Sur un air de chorale disco-punk, trois anti-héros ont des doutes sur la notion de travail.

PLOT
de Sébastien Auger (France, 2019, 20’48)
Séance en présence du réalisateur, et de l’acteur principal Matthias Girbig et de la productrice

Michel, dépressif chronique, est en route pour son village natal. Sur le chemin, il fait une rencontre qui va changer le cours de son existence : un plot ! Ce compagnon de fortune peu banal va le pousser, malgré lui, à affronter ses traumas.

Jeudi 17/09 à 18h30 :

À LA RECHERCHE DU PREMIER BOULARD

d’Aurore Aubin et Denis Larzillière
(France, 2019, 52’, documentaire)

Un compte à rebours libidineux de l’histoire du cinéma.  Le film explore les différentes périodes du cinéma érotique d’aujourd’hui à l’invention du cinéma, à la recherche du premier film de boules. Grace à des archives et des entretiens avec plusieurs réalisateurs, ce documentaire montre que loin d’être un genre mineur apparu dans les années 1970, le cinéma érotique est un genre majeur depuis l’origine du cinema.

 

 

Jeudi 17/09 à partir de 20h :

Soirée spéciale : EMPIRES DU VICE
Prix spécial de 9€ pour les deux séances

Soirée interdite aux moins de 16 ans

En présence d’Emmanuel Rossi

Programmateur et projectionniste, Emmanuel Rossi commence à collectionner les bobines 35 mm il y a une vingtaine d’années en arrière. Perles rares, déviantes et qui sortent de l’ordinaire, il est à l’affût de tout ce qui sort des sentiers battus du septième art. Fournisseur aussi bien pour la Cinémathèque française que pour la Nuit Nanarland, l’Étrange Festival ou Gérardmer, sa collection est une des plus impressionnantes de France, toujours aux frontières du n’importe quoi. Le FIFIGROT lui a proposé pour cette édition de choisir deux œuvres bien secouées qu’on n’aura jamais la chance de voir ailleurs. Il a sélectionné deux joyaux érotico-surréalistes, entre génie et mauvais goût, pour un double programme qui marquera les annales.

Jeudi 17/09 à 20h : DE QUI SUIS-JE L’ENFANT ?

de Gerry O’Hara
avec Kate O’Mara, Paul Freeman, Edward Judd.
(Grande-Bretagne, 1974, 1h30, 35 mm, VF)

« Nous sommes dans le swinging London du début des années 1970 où, grâce à la pilule, tout le monde s’adonne à l’amour libre et sans contrainte. Tous sauf Paul, jeune publicitaire, qui n’a qu’une seule obsession : fonder une famille et avoir un enfant avec sa femme Barbara. Mais suite à de nombreux échecs, ils se retrouvent dans une clinique spécialisée dans l’insémination artificielle. C’est là que Barbara apprend que Paul est stérile. Sachant que cette nouvelle peut détruire son mari, elle préfère tout lui cacher et, sur les conseils du directeur, décide de se faire pratiquer une insémination « naturelle » avec l’aide d’un jeune interne… Ce film fait partie des nombreuses œuvres « adaptées » par des distributeurs peu scrupuleux qui n’avaient qu’un but : répondre à la forte demande de films « explicites » alors en plein boom. Voila comment ce film Feelings en VO, traitant de la sexualité et de l’adoption se retrouve re-titré De qui suis je l’enfant ? puis Les Affamés du désir en France ! » (Emmanuel Rossi)

Jeudi 17/09 à 21h45 : L’EMPIRE DU VICE

de Tetsuji Takechi
avec Satoshi Mashiba, Takeshi Ito, Allen Keller, Shinji Kubo.
(Japon, 1983, 1h43, 35 mm, VF)

« Au XIXe siècle, au Japon, Ayamé, une jeune courtisane, enchaîne les clients pour aider financièrement son jeune amant Naruto, qui ne survit qu’en vendant sous le manteau des estampes érotiques signées par Hokusai. Alors qu’ils réfléchissent à l’idée de s’exiler aux États-Unis, un bateau en transit pour le nouveau monde vient tout juste d’accoster en ville. Ayamé va proposer gratuitement au commandant du bateau ses faveurs pendant toute une nuit, contre un aller pour deux pour l’Amérique. Malheureusement, le soir même de l’embarquement, une rixe éclate et Naruto est tué alors qu’Ayamé est blessée au genou. Alors qu’elle le pleure au fond de la cale du bateau, le visage de son amant apparaît sur la croute de sang de son genou. Tout en l’embrassant, Ayamé lui fait le serment qu’elle l’aimera toujours. Tiendra-t-elle sa promesse une fois débarquée sur le nouveau continent ? Et si elle trahit son amour, sur quelle autre partie du corps de la belle courtisane, le visage de Naruto réapparaîtrait-il pour montrer son mécontentement ? » (Emmanuel Rossi)

Samedi 19/09 à 14h :

JACKIE BERROYER TOUT COURT avec Jackie Berroyer en visioconférence

Durée : 1h30 environ

VEUILLEZ AGRÉER…
de Jackie Berroyer
(France, 2019, 31’)

Il reste du café ? Non ? Parce que Jackie Berroyer voudrait vous raconter son rêve, un peu flou, exotique, imprégné d’humour et d’atmosphère indienne.

Le film est constitué d’images d’archives de la collection de Berroyer, qui s’est penché un beau jour sur la table de montage, pour notre plus grand plaisir. On y suit les chemins buissonniers de l’artiste, avec sa voix chevrotante et ses mots facétieux, bourlinguant d’époques en époques, de souvenirs en souvenirs, une sorte d’OuLiPo cinématographique. Aussi gouleyant que le bonhomme.

LA MAISON (PAS TRÈS LOIN DU DONEGAL)
de Claude Le Pape
avec Jackie Berroyer, Simon Le Pape, Laurent Le Pape
 (France, 2019, 30’)

Que reste-t-il après l’heure du trépas ? Des souvenirs, une maison, des choses que l’on entasse. Dans la maison au 9 bis de la vieille route de Landerneau, en haut du Donegal, Jean-Pierre est décédé. Reste ce pavillon à vendre. Les visites sont confiées à l’ami de Jean-Pierre, qui squatte une chambre du pavillon depuis quelques années. Cet ami c’est Jackie Berroyer, qui nous promet quelques moments d’anthologie, un être cabossé qui hante la demeure, attaché à cet endroit comme à sa propre vie et qui fera tout pour dissuader les futurs acheteurs. Absurde, tendre et profond. Un des meilleurs films de l’année, osons-le.

+ film surprise

 

Samedi 19/09 à 16h15 :

JAN KOUNEN TOUT COURT en sa présence

en 35 mm – Interdit aux moins de 16 ans – Durée 1h15 environ

GISÈLE KÉROZÈNE
(France, 1989, 5’)

Des sorcières enfourchent leurs balais à moteur pour se livrer à une course-poursuite effrénée et tenter de récupérer leur totem, lâchement dérobé par Gisèle Kérozène.

VIBROBOY
avec Michel Vuillermoz, Valérie Druguet, Dominique Bettenfeld
(France, 1994, 28’)

Vibroboy est un film tendance cyber-punk, inspiré d’une croyance chamanique, où une étrange statuette oblongue réalise son emprise démoniaque sur un pauvre macho. Culte.

LE DERNIER CHAPERON ROUGE
avec Emmanuelle Béart, Marc Caro, Philippe Découflé
(1996, France, 26’)

On pénètre ici dans une ambiance hallucinatoire où se mêlent la comédie musicale, la naïveté du conte pour enfant, le film d’épouvante. Une version résolument adulte du conte de notre enfance, à la fois drôle et flippante.

+ un court-métrage surprise (sous réserve)

 

Dimanche 20/09 à 15h :

CÉRÉMONIE DE REMISE DES AMPHORES & CLÔTURE DU FESTIVAL

En présence de la grande prêtresse du festival Blanche Gardin, de Benoît Delépine, et des nombreux invités du festival.

Suivi de la projection de :

LAST WORDS - Avant-première

de Jonathan NOSSITER
avec Nick Nolte, Charlotte Rampling, Stellan Skarsgard, Alba Rohrwacher, Valeria Golino
(Italie / France / États-Unis, 2019, 2h06, VOST)

Inspiré de la nouvelle Mes derniers Mots de Santiago Amigorena.

En 2085, la Terre n’est plus qu’un immense désert. Les derniers survivants se rejoignent à Athènes, appelés par un ultime espoir…
L’histoire étonnante de la fin du monde, vécue de manière tendre et joyeuse, par les cinq derniers êtres humains. Porté par d’immenses comédiens dans une ambiance post-apocalyptique, Last words est un magnifique hommage au cinéma qui clôture de la meilleure des manières cette 9e édition du Fifigrot consacrée aux mondes d’après.

 

Séances

du Mercredi 21/10 au 27/10
du Mercredi 28/10 au 03/11

Avant-première : ADN de Maïwenn

LUNDI 26 OCTOBRE à 18h30, le nouveau film de Maïwenn ADN en avant-première !

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