FESTIVAL CINELATINO 2016

Affiche du film : FESTIVAL CINELATINO 2016
Cinelatino
Amérique Latine
1h30

Synopsis

Découvrez les films présentés à l'ABC dans le cadre du festival Cinélatino, 28ème rencontres de Toulouse du 11 au 20 mars 2016 :

Compétition long-métrage de fiction :

 

  • ANTES O TEMPO NÃO ACABAVA - de Sérgio Andrade et Fábio Baldo - Brésil - 1h25

Originaire d’une tribu amazonienne, Anderson vit avec sa soeur et sa nièce malade à Manaus. Au seuil de l’âge adulte, il parvient mal à rendre compatible sa vie au sein de sa communauté et ses désirs d’accéder à la modernité. Une apparition surnaturelle, la demande de sacrifice de sa nièce de la part de sa propre communauté ou encore une rencontre dans un night-club vont accélérer ses choix. Sérgio Andrade et Fábio Baldo fusionnent ici leurs talents respectifs (les cultures amazoniennes, le travail sonore, etc.) dans ce portrait d’un jeune homme en conflit intérieur entre ses racines ancestrales et la modernité. Séances : 13/3 à 15h30, 17/3 à 21h15, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • RARA - de Pepa San Martín - Argentine - 1h32

Paula élève ses deux filles dans une ambiance familiale où Lía, sa nouvelle compagne, participe volontiers à leur éducation. Mais elles doivent faire face à un procès judiciaire entrepris par Víctor, son ex-mari, qui veut avoir la garde de leurs filles. Plutôt que de se perdre dans les affres de la procédure, la réalisatrice choisit de rentrer dans la vie intime de cette famille, pour exprimer la déviance d’une société qui est portée par les préjugés au point de criminaliser une maternité lorsque qu’il s’agit d’une homosexuelle. Dans ce film inspiré du cas réel de Karen Atala, juge chilienne violemment discriminée pour avoir assumé publiquement son homosexualité, le jeu des actrices, adultes comme adolescentes, est impressionnant. Séances : 14/3 à 19h30 et le 18/3 à 15h50, en présence d'un membre de l'équipe du film 

  • TE PROMETO ANARQUÍA - de Julio Hernández Cordón - Mexique - 1h28

Miguel et Johnny, adolescents issus de milieux sociaux très différents, se connaissent depuis l’enfance. Ils sont amants et passent leur temps à traîner dans la ville de Mexico. Pour gagner de l’argent facile, ils vendent leur propre sang et celui d’autres personnes qui se portent volontaires. L’activité devient très lucrative jusqu’au jour où leur naïveté les amène à rentrer dans un affaire dont ils n’imaginent pas la vilenie. Dans son nouveau film, le cinéaste le plus prolifique d’Amérique centrale, tourne pour la première fois au Mexique, son nouveau pays de résidence, et aux États-Unis, en jouant avec les codes du film noir. Séances 12/3 à 19h45, 16/3 à 16h10, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • VIDA SEXUAL DE LAS PLANTAS - de Sebastián Brahm - Chili - 1h34

Bárbara, 35 ans, est amoureuse de Guillermo et veut avoir un enfant avec lui. Mais après un accident qui lui change la personnalité, elle découvre qu’elle ne ressent plus aucun désir pour cet étranger diminué. Lorsqu’une opportunité de relation se présente, elle est tentée de l’expérimenter. Dans ce second long-métrage, Sebastián Brahm poursuit sa peinture psychologique de personnages complexes. Autour de cette femme qui tente de trouver du sens dans sa vie de couple, on entrevoit un milieu social dont le confort économique ne permet pas de répondre aux questions existentielles. Séances 12/3 à 15h50, 15/3 à 21h35, en présence d'un membre de l'équipe du film.

 

Compétition documentaire :

 

  • CUERPO DE LETRA - de Julián D´Angiolillo - Argentine - 1h17

À l’écart de la médiatisation envahissante du star-system politique survivent, sous la férule de l’oligarchie argentine, des modes de propagandes populaires inattendus pour les campagnes politiques et la promotion commerciale. Dans Hacerme feriante, Julian d’Angiolillo nous faisait pénétrer dans le flot continu et labyrinthique du marché populaire de la Salada. Avec Cuerpo de letra, il poursuit son immersion dans les mouvements souterrains de masse. Mais cette fois-ci, il se focalise sur un parcours individuel, Ezequiel, jeune graffeur recruté dans une armée de peintres de rues, chargés de tapisser les autoroutes de la ville. Alternant la distance panoramique et la proximité avec les corps, le réalisateur nous plonge dans un entrelacs de routes, de lettres et de voix. Un univers – uniquement masculin – déconcertant. Séances 13/3 à 13h40, 16/3 à 18h10, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • EL LEGADO - de Roberto Anjari Rossi - Chili - 1h22

Dans un lieu simple et semi-rural, le double portrait d’une jeune fille et de sa grand-mère qui l’a élevée. La jeune fille, mécanicienne de son état, cherche du travail, et sa grand-mère, qui égrène des souvenirs avec humour, souhaite que sa petite-fille vive mieux que bien des jeunes du quartier, mères seules et abandonnées. La relation familiale est tendre, parfois drôle. La vie matérielle, dans ce milieu très modeste, tient avec des bouts de ficelle, ça bricole et ça rit beaucoup. Une très belle image, intimiste, qui dessine peu à peu une société avec ses croyances, ses limites très étroites et les rôles que vivent hommes et femmes : rôles théoriques assignés et réalités de la vie ; envies de vivre et bornes certes imposées par le monde, mais aussi par soi, pour préserver un espace de liberté. Séances 16/3 à 14h15, 18/3 à 17h50

  • FUTURO JUNHO - de Maria Augusta Ramos - brésil - 1h37

Printemps 2015. Que font les hommes brésiliens en attendant la Coupe du monde de football ? Dans leur travail, à leur domicile ou dans leurs loisirs, la réalisatrice dissèque la vie de quatre habitants de São Paulo de milieux sociaux très différents. Séances 13/3 à 17h35, 18/3 à 13h20, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • JONAS E O CIRCO SEM LONA - de Paula Gomes - Brésil - 1h21

Né dans une famille d’origine circassienne, Jonas, 13 ans, rêve de cirque et y consacre la presque totalité de son énergie et inclut les copains du quartier dans son projet de cirque à domicile. Sa maman, qui voudrait pour lui une vie plus facile que celle qu’elle eut avant de quitter le cirque, lui oppose la réplique classique : « l’école d’abord ». Un film qui pose avec justesse, humour et tendresse les questions de la fin de l’enfance, tout en montrant la grande beauté de la jeunesse en mouvement. Séances 12/3 à 17h55, 15/3 à 14h15, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • JUANICAS - de Karina Garcia Casanova - Mexique - 1h18

Peut-être d’abord simplement le portrait intime d’une famille d’immigrants mexicains au Canada. Juanicas est un jeune homme souffrant de trouble bipolaire. Après plusieurs années au Mexique, il revient vivre au Québec dans la maison de sa mère, diagnostiquée elle aussi de la même maladie. Sa soeur Karina le filme pendant dix ans documentant sa descente aux enfers. Aucune vision voyeuriste ou sensationnaliste dans ce film touchant qui cherche tout simplement à comprendre. Le sujet douloureux, délicat et dérangeant est traité avec une distance pudique, malgré la grande implication émotionnelle de la réalisatrice. À mesure que le film progresse, il devient une chronique de divers problèmes de société. Séances 12/3 à 14h, 15/3 à 18h en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • LA SOMBRA -de Javier Olivera - Argentine - 1h12

Javier Olivera est un «fils de»... Héctor Olivera, grande figure du cinéma argentin des années 1970. À l’instar du citoyen Kane, le héros du film d’Orson Welles, ce tycoon du cinéma construisit en pleine époque de sa splendeur un Xanadu à l’image de sa démesure : marbre, bois précieux, espaces grandioses. Aujourd’hui, alors que les ouvriers s’affairent autour de la maison familiale, Javier s’empare de sa caméra, remonte le fil du temps et raconte. En explorant les recoins de la maison et en récoltant une multitude d’images intimes, Javier Olivera se penche sur son identité et le sens de la filiation : il reconstruit par fragments un passé familial et national douloureux et fait acte de cinéma en proposant des fondations à son propre regard. Comme il le souligne «le cinéma ne se donne pas en héritage ; il se conquiert et se construit». Séances 14/3 à 14h, 17/3 à 17h45, en présence d'un membre de l'équipe du film.

  • PACIENTE - de Jorge Caballero - Colombie - 1h10

La fille de Nubia est gravement malade. La jeune femme, qui passe de traitement en traitement, est donc patiente, car tel est le mot qui désigne les malades sous traitement. Patiente aussi la mère : elle traverse, têtue, les innombrables tracasseries du système sanitaire, qui font de sa condition de mère de patiente un sacerdoce de tous les instants à l’emploi du temps trop plein de queues, d’attentes, de trimballement de matériel médical… Le film envisage la maladie du point de vue exclusif de cette femme qui se bat au quotidien pour sa fille et le résultat est d’une énergie incroyable. Nubia force l’admiration tout en restant ce qu’elle est, une femme simple, modeste, qui avance avec dignité. On n’est jamais dans le pathos, mais dans la lutte obstinée et droite. Terrible et tonique à la fois. Séances 14/3 à 17h50, 17/3 à 14h20, en présence d'un membre de l'équipe du film.

 

Découverte fiction : 


  • DESDE ALLÁ - de Lorenzo Vigas - Venezuela - 1h33

Dans le chaos de Caracas, Armando, 50 ans, patron d’un laboratoire de prothèses dentaires, recherche de jeunes hommes aux arrêts des autobus et leur offre de l’argent pour qu’ils l’accompagnent chez lui. Parallèlement, Armando épie un vieil homme : il sait où il vit, quels lieux il fréquente ; quelque chose survenu dans le passé les unit. Un jour, Armando revient chez lui avec Elder, 18 ans, chef d’une bande de voyous. Lion d’Or 2015 du festival de Venise. Séances 16/3 à 20h, 17/3 à 12h30 , 18/3 à 22h10

  • LA LUZ INCIDENTE - de Ariel Rotter - Argentine, France, Uruguay - 1h35 

Pusieurs mois se sont écoulés depuis l'accident aui a couté la vie à son mariet luisa ne parvient pas à s'en remettre. C'est alors q'un séduisant inconnu fait irruption dans sa vie ave une détermination inattendue et lui propose de reconstruire les choses avec elle. Avec finesse, Ariel Rotter (El otro, 2007) fait le portrait touchant d'une femme subtilement interprétée par Erica Rivas, l'inoubliable mariée des Nouveaux sauvages de Damian Szifron. Séances 13/3 à 21h50, 15/3 à 16h10, 18/3 à 11h50

  • VIAJE - de Paz Fábrega - Costa Rica - 1h11

Lors d’une fête costumée, Pedro rencontre Luciana dans une cage d’escalier menant aux toilettes. Tous deux décident de partir très loin, profitant du travail de Pedro pour s’isoler dans la nature. Dans un sublime et minimaliste noir et blanc, Paz Fábrega (Agua fría, Compétition Fiction au Cinélatino 2010) emmène ses protagonistes dans un monde où les masques tombent pour révéler les enjeux de la vie et de l’amour. Séances 14/3 à 21h, 14/3 à 21h40, 19/3 à 16h30

Reprise : 

 

  • ABSENCE - de Chico Teixeira - Brésil - 1h27

À 14 ans, Serginho se doit d’être l’énergie vitale du foyer familial quitté par son père et délaissé par une mère déprimée. Alors qu’il n’a pas encore vécu son adolescence et dans un contexte socio-économique difficile, il doit, seul, assumer des responsabilités d’adulte. Le manque d’entourage affectif familial, entremêlé à l’impossibilité de vivre la quête de soi, crée en lui une confusion sur ce qu’il est. Sans comprendre ses propres désirs, il cherche à combler ses carences dans la figure de son professeur. Dans le cinéma de Chico Teixeira (A Casa de Alice), où les personnages se définissent par leurs relations familiales et sociales, la marginalité, en termes socio-économiques, mais aussi d’éloignement des normes, est un enjeu central. Ces éléments fabriquent un cinéma aussi proche du réalisme social que du cinéma intimiste. Séances 15/3 à 12h30, 17/3 à 19h30, 19/3 à 14h45

  • CHALA, UNE ENFANCE CUBAINE - de Ernesto Daranas - Cuba - 1h48

A la Havane, Chala, 11 ans, vit seul avec sa mère incapable de s’occuper de lui en raison de ses addictions. Il travaille pour un entraîneur de chiens de combat afin de subvenir aux besoins du foyer. Ce dénuement pourrait l’éloigner de l’école s’il n’éprouvait un profond respect pour Carmela, son institutrice sexagénaire, courageuse humaniste qui défend l’avenir de ses élèves. Séances 13/3 à 19h45, 16/3 à 12h10, 19/3 à 18h

  • EL CLAN - de Pablo Trapero - Argentine - 1h48 

Le nouveau film de Pablo Trapero (Leonera, Carancho, Elefante blanco, etc.) s’inspire de l’histoire vraie de la famille Puccio, dans le contexte historique des dernières années de la dictature militaire. Lion d’Argent du meilleur réalisateur au festival de Venise 2015. Séance 19/3 à 21h45

  • EL CLUB - de Pablo Larraín - Chili - 1h37 

Dans un village côtier du Chili, quatre prêtres marginalisés par l’Église, vivent ensemble dans une maison. L’arrivée d’un nouveau pensionnaire et d’un homme qui l’aurait connu dans son enfance va perturber le semblant d’équilibre qui y règne. Après son mémorable No, Pablo Larraín pose un regard sans concession sur l’Église catholique chilienne. Prix: Ours d’argent au festival de Berlin 2015. Séances 12/3 à 12h, 16/3 à 21h50

  • LA TERRE ET L'OMBRE - de César Augusto Acevedo - Colombie - 1h37

Alfonso est de retour après dix-sept ans d’absence pour secourir son fils malade alité. Celle qui fut sa femme le repousse mais il est accueilli par son petit-fils et sa belle-fille. Leur maison se trouve au milieu de grandes étendues de cultures de cannes à sucre produisant régulièrement une pluie de cendres asphyxiante. Prix de la Semaine de la Critique et Caméra d’Or du meilleur long-métrage au festival de Cannes 2015. Séances 12/3 à 21h45, 14/3 à 15h40

Muestra :

 

  • VIAJO PORQUE PRECISO, VOLTO PORQUE TE AMO - de Karim Aïnouz et Marcelo Gomes- Brésil - 1h15

José Renato, géologue de 35 ans, est envoyé dans le Sertão, région désertique et semi-aride du nord du Brésil. Il parcourt en voiture des régions inhabitées afin de construire un long canal apportant de l'eau et la vie pour les uns, le départ et l'abandon de leurs terres pour les autres. Peu à peu apparaît également l'histoire d'un amour absent... Les deux cinéastes poursuivent leur fascination pour le Sertão, région mythique pour le cinéma brésilien, depuis que le Cinema Novo en fit son lieu de prédilection. Cette esthétique se retrouve d'ailleurs dans l'utilisation du Super 8 (caméra au poing chère à Glauber Rocha) et fait de ce road movie un voyage quasi onirique en même qu'une histoire d'amour. Séances 15/3 à 19h50, 17/3 à 16h, 19/3 à 13h

  • ÚLTIMO TANGO - de German Kral - Argentine - 1h25 

Último tango est avant toute chose l’histoire d’amour entre les deux danseurs les plus célèbres de l’histoire du tango. María Nieves Rego (80 ans) et Juan Carlos Copes (83 ans) n’ont, durant près de cinquante ans, cessé de danser ensemble. Pendant toutes ces années, ils se sont aimés et haïs. Dans ce documentaire, Juan et María racontent leur histoire à de jeunes danseurs et à des chorégraphes de Buenos Aires, invitant à vivre avec eux un voyage inoubliable au cœur du tango. Séance 19/3 à 20h05 suivie d'une démonstration de tango par Tangueando.

  • QUILAPAYÚN, MÁS ALLÁ DE LA CANCIÓN - de Jorge Leiva - Chili - 1h13 - documentaire

Les musiciens du mythique groupe chilien sont partis pour la France le 9 septembre 1973, invités à chanter à la Fête de l’Huma. Deux jours plus tard, le 11 septembre, jour du coup d’État contre Salvador Allende, ils se sont retrouvés exilés politiques. Le groupe a vécu, composé, tourné et chanté vingt ans en France et en Europe, où il a connu plusieurs années de gloire, avant d’obtenir le droit au retour. Miroir sur ce passé et le devenir de ceux qui sont rentrés ou restés, continuent la musique, mais pas toujours la même, celle de leur vie qui avance. Dynamique, le documentaire est beau et passionnant. Et, bien sûr, quelle musique ! Un régal. Séances 18/3 à 20h, 20/3 à 14h30

Programme complet

Site officiel du festival

 



Séances

du Mercredi 06/11 au 12/11
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • L
  • M
du Mercredi 13/11 au 19/11

Soirée Dark et d'essai #1 Koko-di Koko-da

Nouveau rendez-vous : les soirées "Dark et d'essai" autour de films de genre qui décoiffent. on commence vendredi 22 novembre à 20h45 avec KOKO-DI KOKO-DA de...

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