FIFIGROT 2018

Affiche du film : FIFIGROT 2018
Festival
Toulouse
1h30

Vous l’attendiez ? Nous aussi ! Fifigrot, Festival International du Film Grolandais, présente sa 7ème édition du 14 au 23 septembre, avec une très belle programmation accueillie à l’ABC…

 

SOIREE COMPLETE DEDIEE AUX COMEDIES EROTIQUES ALLEMANDES EN 35 MM

 J’AI AVORTÉ MONSIEUR LE PROCUREUR

de Bob HOUWER et Eberhard SCHRÖDER

(Allemagne, 1971, 1h24, 35 mm)

Avec Sybil Danning, Doris Arden, Astrid Frank, Renate Hasché

À la fin des années 60 et au début des années 70, l’Allemagne découvre la grande joie des films d’éducation sexuelle. Le prétexte documentaire sert à aligner les scènes dénudées plus ou moins explicites. J’ai avorté Monsieur le Procureur figure parmi les plus drôles du genre, demeurant encore aujourd’hui un des plus grands succès germaniques aux États- Unis. À travers neuf études de cas, le film prône la liberté de choix à une époque où l’avortement est encore une pratique interdite. Au passage, on y égratigne les institutions, le religion, le patriarcat, les médecins abusifs et une justice inadaptée.

Comédie complaisante ou film militant ? À vous de décider.

Samedi 15 septembre 20h

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LES CAVALEUSES

 d’Alois BRUMMER

(Allemagne, 1973, 1h31, 35 mm)

avec Gisela Schwartz, Annemarie Wiese, Annemarie Wendl, Johannes Buzalski
Pour améliorer ses notes à l’école, Heidi couche avec son professeur. Quand elle retourne chez ses parents en Bavière, elle commence à passer un peu trop de temps avec la population masculine du village. Connu aussi sous le titre Les aventures érotiques de Heidi, Les Cavaleuses représente cet autre type de cinéma érotique qui faisait fureur au début des années 70, et Alois Brummer était le grand maître de ces comédies paillardes bavaroises décomplexées. Beaucoup de nudité, de jolies filles et de vulgarité dans les paysages alpins.

Samedi 15 septembre 21h45

EN COMPETITION

DANS LA TERRIBLE JUNGLE
de Caroline CAPELLE et Ombline LEY
(France, 2018, 1h21)
avec Ophélie Lefebvre, Léa Lenoir, Médéric Sergott…
AVANT-PREMIÈRE

La Pépinière, dans le Nord-Pas-de-Calais, est un institut qui accueille une dizaine d’adolescents atteints d’un handicap. Ils sont insoumis, francs et spontanés.
Terrain d’expérimentations poétiques, amoureuses, philosophiques et musicales, le centre prend un caractère d’exutoire, devenant lieu de confidences et également révélateur d’un tiraillement entre deux mondes : l’extra-ordinaire et la quête de la normalité.
Constitué de saynètes burlesques, flirtant habillement entre le documentaire et la fiction, Dans la terrible jungle dresse des portraits d’une drôlerie et d’une humanité sans faille. Un film hors norme construit aussi bien par les jeunes réalisatrices qu’avec l’aide des adolescents de la Pépinière. Une esthétique soignée et un regard distancié de deux cinéastes à suivre assurément…

Dimanche 16 septembre 17h | Jeudi 20 septembre 20h30 en présence des réalisatrices
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DONBASS
de Sergei LOZNITSA

(Ukraine/Allemagne/France/Pays-Bas/Roumanie,
2018, 2h01, VOSTFR)
avec Boris Kamorzin, Tamara Yatsenko, Valeriu Andriutã.
AVANT-PREMIÈRE

Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, une guerre hybride mêle conflit armé et saccages perpétrés par des gangs séparatistes. Un périple à travers le Donbass, c’est un enchainement d’aventures folles où le grotesque et le tragique se mêlent comme la vie et la mort.

Le productif Sergei Loznitsa, au riche passé documentaire, nous livre ici un film de guerre mâtiné d’humour (très) noir qui pourrait rappeler les satires féroces du cinéma italien des années 70. Treize segments se succèdent comme des sketches des Monty Python et forment un tout où la pire barbarie peut émerger. Au sein de toutes ces humiliations, cette manipulation des médias et cette corruption, c’est la perte d’humanité du monde qui transparaît et se déverse comme un seau de merde. Dans ce spectacle anarchique et choral, où la sauvagerie se pare des nouvelles technologies, les limites entre réalité et fiction s’effondrent et évoquent un monde dystopique à la Orwell, où l’absurde et l’abject ne font qu’un.

Mardi 18 septembre 18h | Samedi 22 septembre 20h

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LES INVISIBLES
de Louis-Julien PETIT

(France, 2018, 1h42)
avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Sarah Suco, Pablo Pauly, Deborah Lukumuena, Noémie Lvovsky et une bande de comédiennes non-professionnelles formidables.
AVANT-PREMIÈRE

D’après le livre Sur la route des invisibles de Claire Lajeunie.

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Déjà passé par le Fifigrot avec son film Discount ! Louis- Julien Petit revient avec Les invisibles dans la même veine, un cinéma social réjouissant, où la désobéissance civile devient acte de résistance et de bravoure. Un hymne à ces femmes invisibles et délaissées au bord du chemin qui vont retrouver un peu de dignité. Une formidable troupe, comédiennes professionnelles ou amateurs, est au service de ce pamphlet un brin libertaire, d’où émane une sincérité à la fois drôle et bouleversante.

Mercredi 19 septembre 20h en présence de Louis-Julien PETIT
Vendredi 21 septembre 17h

 

THEME TRI-LOGIE

C’EST EUX LES CHIENS

(Maroc / France, 2013, 1h25)
avec Hassan Ben Badida, Yahya El Fouandi, Jalal Boulftaim…

Casablanca. Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé.

A la manière de C’est arrivé près de chez vous, le film aborde le phénomène de trous de mémoire collectifs dans une société marocaine en pleine ébullition, tiraillée entre conservatisme et soif de liberté, grâce à un humour désabusé qui n’atténue pourtant jamais sa puissante portée politique.

Dimanche 16 septembre 19h en présence d’Hicham LASRI
Jeudi 20 septembre 16h

 

THEME HISTOIRE(S) DE FAMILLE

LÉOLO

de Jean-Claude LAUZON
(Canada,1992, 1h47)
avec Gilbert Sicotte, Maxime Collin, Yves Montmarquette, Ginette Reno, Julien Guiomar

À Montréal, dans les années 50, Léolo grandit dans un quartier pauvre au sein d’une famille habituée aux séjours en asile psychiatrique. Pour échapper à un réel difficile, le jeune garçon se réfugie dans la littérature et le rêve. Enfanté par l’union d’une tomate sicilienne et de sa mère obèse, il se rebaptise Leolo Lozonne. Subissant les traitements aux laxatifs de son père convaincu que la santé vient en chiant, Léolo découvre les joies de la masturbation avec les pièces de foie livrées du boucher et en observant son grand-père se faire ronger les ongles des orteils par la belle voisine Bianca. Entre un frère abruti adepte de culturisme et le patriarche obsédé sexuel, Léolo décide de mettre fin aux maux qui rongent sa famille.
Ovni cinématographique, cette fable poétique, tragicomique, crue et onirique à la fois, est considérée comme un des plus grands films canadiens de tous les temps. Une occasion de redécouvrir ce chef d’oeuvre en copie 35 mm.

Lundi 17 septembre 20h30 | Samedi 22 septembre 14h

 

THEME GRO L’ART

DORIAN GRAY DANS LE MIROIR
DE LA PRESSE À SENSATION

d’Ulrike OTTINGER (Allemagne, 1984, 2h27, VOSTFR)
avec Delphine Seyrig, Tabea Blumenschein, Veruschka von Lehndorff, Magdalena Montezuma

Madame le Dr. Mabuse, reine des médias, veut accroître son pouvoir en faisant du beau et narcissique Dorian Gray une star avant d’organiser son propre déclin. Entre film de science-fiction, hommage à l’expressionnisme et opéra décadent, Dorian Gray est LE chef d’œuvre d’Ulrike Ottinger, reine de l’underground berlinois et du
nouveau cinéma allemand. Réflexion ludique sur l’art, le théâtre et le pouvoir, le film fourmille d’idées et de
fulgurances surréalistes.
Dans ce carnaval visuel, se côtoient des soeurs siamoises hindoues, des chiens qui conduisent des taxis, des strip-teaseuses obèses, des hommes aux têtes de coqs ou des culturistes en petites tenues. Cerise sur le gâteau, Dorian Gray est joué par une femme. Une sorte de rencontre improbable entre Fellini, Jean Genet, Nina Hagen, John Waters, Peter Greenaway et la poésie symboliste ! Du jamais vu.

Mardi 18 septembre 20h30 | Vendredi 21 septembre 20h45
En partenariat avec le Goethe Institut

 

THEME REVOLTE DE POUPEES

LES FRÈRES QUAY
Programme de courts-métrages d’animation – 1h08

Nés en 1947, les jumeaux QUAY (Institut Benjamenta, L’Accordeur de tremblements de terre) se sont imposés dès les années 80 comme des grands noms de l’animation à base de poupées. Rêveries surréalistes, enfantines et angoissantes, leurs courts pourraient être une transcription visuelle de l’univers de Lewis Carroll. Des cuillers qui prennent vie, des jambes qui respirent, un projectile qui s’enfonce dans les testicules d’un cerf, des vis qui dansent, des créatures arcimboldiennes… Tout est possible dans ce monde bricolé et artisanal où se croisent un homme-ampoule et le lapin d’Alice. Leurs collaborations avec des musiciens ( 16 Horsepower, Père Ubu, Stockhausen, Peter Gabriel…) ont été particulièrement appréciées, ainsi que La Rue des crocodiles considéré par Terry Gilliam comme un des dix meilleurs films d’animation de tous les temps. Les films sont présentés en superbes copies 35 mm.

STILLE NACHT I · DRAMOLET, 1988, 2’ | STILLE NACHT II · ARE WE STILL
MARRIED ? ,1992, 4’ | STILLE NACHT III · CONTES DES BOIS DE VIENNE, 1992, 5’
STILLE NACHT IV · CAN’T GO WRONG WITHOUT YOU, 1993, 4’ | LA RUE
DES CROCODILES, 1986, 21’ | RÉPÉTITION POUR DES ANATOMIES
DÉFUNTES, 1987, 14’ | LE PEIGNE, 1990, 18’

Jeudi 20 septembre 18h | Dimanche 23 septembre 20h


Précédé de
POSSUM TROT : THE LIFE AND WORK OF CALVIN BLACK
d’Allie LIGHT et Irving SARAF

(États-Unis, 1977, 29 min, VOSTFR)
Entre 1950 et 1972, les Sudistes Calvin et Ruby Black ont créé un petit village d’art brut peuplé de poupées et d’automates au cœur du désert Mojave en Californie. Possum Trot est une immersion totale dans l’ambiance et la magie de ce monument d’art folklorique et poétique, où les personnages s’animent soit par le vent soit par des systèmes primitifs qui ajoutent à l’aura fantomatique et humoristique de ce fascinant documentaire.
Précision : En raison de sa rareté, la seule copie accessible de cette perle inédite est ce qu’elle est.

Jeudi 20/09 à 18h | Dimanche 23/09 à 20h à l’ABC


AVANT-PREMIERES

MEURS, MONSTRE, MEURS

d’Alejandro FADEL
(Argentine/France/Chili, 2018, 1h49, VOSTFR)
avec Victor Lopez, Esteban Bigliardi, Jorge Prado

Dans une région reculée de la Cordillère des Andes, le corps d’une femme est retrouvé décapité. L’officier de police Cruz mène l’enquête. David, le mari de Francisca, amante de Cruz, est vite le principal suspect. Envoyé en hôpital psychiatrique, il y incrimine sans cesse les apparitions brutales et inexplicables d’un Monstre…

Inspiré par les paysages de son enfance, le réalisateur de Los Salvajes s’aventure ici dans le thriller macabre et rural, parsemé d’humour décalé, de théories mystérieuses et de dialogues savoureux. À l’instar de Twin Peaks de David Lynch, l’intrigue policière mène vers un ailleurs beaucoup plus abstrait et profondément bizarre.

Lundi 17 septembre 18h | Mercredi 19 septembre 21h45

 

CEREMONIE DE CLOTURE ET REMISE DES AMPHORES

Dimanche 23 septembre 15H30

Cérémonie suivie de LA PROJECTION DE COURTS-MÉTRAGES GROLANDAIS
en présence des réalisateurs et scénaristes Marc Caro, Benoît Delépine, Philippe Découflé

CARAMBA de Philippe DÉCOUFLÉ, 1986, 8’
CODEX, LE FILM de Philippe DÉCOUFLÉ, 1986, 26’
KO KID de Marc CARO, 1994, 3’
MAÎTRE CUBE de Marc CARO, 1985, 4’
CIRQUE CONFÉRENCE de Marc CARO,
1989, 4’
PRÉSIDENT EUROVISION de Sylvain FUSÉE, scénario de Gustave KERVERN, 1’53
LES 34 ANS DE RÈGNE DE NOTRE PRÉSIDENT de Sylvain FUSÉE, 9’33
SPIKY TV de Marc BRUCKERT et Benoît Delépine, 15’
LES AVENTURES DE NÉNÉ de Paul CHAMUSSY, scénario de Benoît Delépine, 5’
ON BRAQUE PAS LES BANQUES AVEC DES FOURCHETTES EN PLASTIQUE de Julien PAOLINI, 2010, 14’
Durée totale : 1h30

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EXPOSITION LUC WEISMüLLER PORTRAITS DE NOT’ PRÉSIDENT

Vous connaissez tous Luc, dans les sketches de Groland, c’est le majordome toujours à côté de Not’ Président. Sa fidélité au Président lui a valu le surnom de « fayot » toujours disponibles et loyal à Christophe Salengro. Mais Luc est également un artiste de grande valeur, lors d’un Fifigrot précédent nous avons pu admirer son oeuvre picturale, promenade enchantée et magique dans le monde du spectacle. Peintre, Graveur et Illustrateur.
En hommage à Christophe Salengro, Luc nous présente aujourd’hui un ensemble de portraits de Christophe façon vignettes de petits formats. Des représentations de Christophe tout au long de ses activités Présidentielles. Une exposition émouvante et touchante, un bel hommage posthume à Christophe.

Vernissage vendredi 21 septembre à 17h30
Du 13 au 30 septembre (ouvert du lundi au dimanche de 12h30 à 22h)

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Consultez toute la programmation de FIFIGROT >>>> ICI

 

 

 

 

 

Séances

du Mercredi 14/11 au 20/11
du Mercredi 21/11 au 27/11

CINÉ-PAROLE "HEUREUX COMME LAZZARO"

Mardi 13 novembre 14h30 et 20h30 : film suivi d'une discussion avec Radio Présence...

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