Festival du Printemps Lesbien 2026 : projection vendredi 17 avril à 20h30. Une sélection de courts-métrages pour découvrir "nos espaces déviants incandescents".
UN ÉTÉ BLEU de Juliette Ragot (animation, France, 2024, 8 mn)
À l'abri du monde qui les entoure, deux amies voguent sur les ailes du désir.
DESESQUECER de Mayara Ferrão (fiction, Brésil, 2025, 1 1 min)
Grâce à l'imagerie générée par l'IA, Mayara Ferrão invente les amours lesbiennes d'anciennes esclaves noires, dans le Brésil colonial. Un passé fantasmé, magnifique, sensuel et luxuriant où ses ancêtres jouissent enfin de la liberté qui leur était interdite: « Je veux montrer les corps noirs au-delà des océans de douleurs et de révoltes qu'ils ont traversés. » Mayara Ferrão a exposé aux Rencontres de la photographie d'Arles en 2025.
AVAILABLE SPACE de Barbara Hammer (expérimental, États-Unis, 1979, 10 min)
« Une femme s'affranchit des contraintes de l'espace architectural, du cadre du film et des
limites de l'écran. Angles, recoins, inclinaisons, sol et plafond se prêtent à des jeux et des projections inattendues. » Barbara Hammer
BARBÈS, LES INTRUSES de Randa Maroufi (fiction, France, 2019, 6 min)
Des femmes « intruses» occupent l'espace public. Elles empruntent les mêmes gestes, les mêmes postures que ceux des hommes dans pareils lieux : elles occupent les terrasses et les trottoirs, dans l'étrangeté d'une inversion de l'exclusion.
RUE MALLET-STEVENS de Chantal Akerman (fiction, Belgique, 1986, 7 min)
Akerman s'amuse, dans ce film de commande (centenaire de l'architecte français Robert
Mallet-Stevens), à chorégraphier les vies visibles derrière les grandes fenêtres des maisons de l'architecte. Bonus: son amoureuse, la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton joue Trois Strophes sur le nom de Sacher d'Henri Dutilleux, et super bonus: nous est donné un joli moment lesbien, qui sont rares dans son oeuvre.
SAFETY STATE de Jeanette L. Buck (fiction, États-Unis, 2024, 16 min)
Cette comédie dystopique réunit un couple de lesbiennes et un couple gay en un quatuor
improbable de vrais faux hétéros qui cherchent à échapper aux persécutions d'un État réactionnaire, en fuyant vers un État plus sûr. Mais est-il si sûr ?
MA VIE EST ICI de Clara Jeany (documentaire, France 2024, 27 min)
Un échange avec le réseau Alda-Lesbiennes réfugiées aura lieu à la fin de la séance.
Flora et Louise se sont rencontrées à Yaoundé, au Cameroun, il y a plus de six ans. En poussant les portes de l'association Front d' Habitat Lesbien qui les héberge, je découvre l'histoire qui se cache derrière leur statut de « réfugiées» et les raisons de leur exil.
